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Le 04 janvier 2022 (lecture : 6 minutes)

2022

Les deux dernières années, j’ai trouvé plaisir à partager les grandes lignes que j’entrevoyais pour mes mois à venir (cf. 2020 et 2021). Qui dit nouvelle année, dit donc nouvel article.

Pour créer le cadre présenté ici, je me suis basé sur des notes personnelles rédigées tout au long de l’année de façon hebdomadaire. Je les ai relues ces derniers jours pour en tirer une version résumée qui m’a permis de savoir ce qui avait bien fonctionné ou non durant mon année. C’est enfin sur la base de ce résumé que j’ai décidé des grands axes que je voulais explorer cette année. Ici je ne vous en dévoile qu’une partie, le reste étant d’ordre plus personnel.

Changer de cadre

Depuis 2019, je rythmais ma façon de travailler au sein de cycles — six semaines initialement, puis un mois depuis l’an dernier — se concluant par des rétrospectives. Cela me permettait de garder un rythme de travail efficace, ce qui m’était important puisque je travaille seul chez moi. Les rétrospectives étaient des occasions de mettre en place des actions puissantes pour changer mon quotidien.

Après trois ans à travailler ainsi, je ressens le besoin de fonctionner autrement. Le cadre me paraît désormais peu efficace et me fatigue. De plus, en relisant les notes des différentes rétrospectives, j’ai réalisé qu’elles tournaient toujours autour des mêmes problèmes, sans les résoudre. Leur résultat est donc mitigé.

En 2021, j’ai commencé à fonctionner sur la base de « routines » hebdomadaires ou mensuelles. Une routine consiste en une liste de tâches à faire. Les tâches sont simples et répétitives, ce qui me permet de mettre en place des automatismes. Il s’agit de moments qui me demandent peu de réflexion et sont positifs pour mon moral.

En 2022, je ne vais donc garder que ce système de routines. Je conserverai également une rétrospective en fin d’année et, éventuellement, quelques-unes au fil de l’eau si j’en ressens le besoin ; elles ne seront en tout cas plus faites automatiquement.

Évoluer professionnellement

Depuis fin 2019, je travaille sur Flus à plein temps. Je pouvais me le permettre grâce à mes économies et aux allocations que je percevais.

Sans trop rentrer dans les détails — j’aurai l’occasion d’y revenir ici et dans le carnet de Flus —, j’ai fait le choix en 2022 de trouver un job complémentaire. Mes allocations ont effectivement touché à leur fin et, même si mes économies me permettraient de tenir un an de plus, je ne pense pas que je serai en mesure de vivre de mon activité d’ici là. Enfin, je ressens de plus en plus l’envie de travailler avec d’autres personnes.

Si je fais ce choix, c’est aussi parce que j’ai identifié que la seule manière pour moi d’être rapidement rentable serait de viser des entreprises. Or, ce n’est ni l’ambition ni la vision que je porte pour Flus, qui restera donc un outil à destination de particuliers. Je m’offre ainsi plus de liberté dans les choix fonctionnels puisque le critère de rentabilité ne sera pas / plus prépondérant.

Idéalement, j’aimerais pouvoir continuer à dédier au moins 3 jours de travail par semaine à Flus.

Écrire ici et ailleurs

En 2020, j’avais annoncé mon envie d’écrire beaucoup plus sur ce blog ; cela s’était soldé par deux petits articles. En 2021, je ne me suis risqué à aucune prédiction pour un total de huit articles. J’ai espoir d’être plus prolifique cette année : ça me manque et l’évolution de mes pratiques numériques devrait me le permettre (j’y reviens en fin d’article).

Si l’activité n’a pas été énorme sur ce blog en 2021, j’ai beaucoup plus écrit sur le carnet de Flus. J’espère continuer cette année.

Finalement, le gros changement par rapport aux années précédentes, c’est que j’ai écrit quasiment toutes les semaines en 2021. Mes notes hebdomadaires dont j’ai parlé plus haut ne se sont arrêtées que le temps de 4 semaines de vacances. Je suis le premier surpris d’avoir tenu sur la durée, mais mon système de routines n’y est pas étranger. Je compte bien continuer sur cette lancée en 2022.

Terminer des projets

En 2021, j’ai commencé à clore certains projets que j’avais développés au fil des années. Les clore a essentiellement consisté à terminer leur documentation et indiquer dans le fichier README que le projet ne bénéficierait plus d’ajout de fonctionnalités. C’est notamment le cas de mon générateur de sites statiques, Boop! Terminer un projet ne consiste pas à dire qu’il est mort ; je les mettrai d’ailleurs à jour en cas de faille de sécurité ou de bug vraiment gênant par exemple. Par « terminer », je signifie simplement qu’ils sont dans un état que je considère comme complet. J’aurai — j’espère — l’occasion d’en reparler ici.

En tout cas, j’aimerais continuer à clore certains projets en 2022, comme Lessy, ce qui représente toutefois une quantité de travail non négligeable compte-tenu du nombre de dépendances… Je devrai peut-être trouver une approche différente pour ce projet en particulier.

Améliorer mon assiduité

En 2021, j’ai commencé à apprendre à jouer du ukulélé. Je n’ai pas été très assidu et mon niveau n’a pas beaucoup décollé, mais j’y ai tout du moins pris du plaisir. Dans le même genre, je n’ai jamais réussi à faire des exercices physiques quotidiennement, alors que mon dos me le réclame. Il y a également cette envie de concevoir un jeu vidéo qui revient de manière cyclique, sans que je n’arrive à aller plus loin qu’un tutoriel.

Bon, vous voyez où je veux en venir ! :)

Pour enfin me mettre à ces activités en 2022, je compte sur un changement important dans mon quotidien : la diminution de mon temps passé sur Internet et à consommer du numérique.

Moins consommer le numérique

Je consomme énormément de numérique et ça me pose de gros soucis. En 2021, j’ai passé un temps incommensurable à regarder des vidéos YouTube, ou des gens jouer sur Twitch. J’ai également passé beaucoup trop de temps à scroller sur Twitter et, dans une moindre mesure, sur Mastodon. J’ai passé un peu moins de temps sur les plateformes de streaming, principalement parce que j’y ai arrêté mes abonnements. Enfin, j’ai lu vraiment beaucoup d’articles de presse sans pour autant être sûr de savoir ce que j’en retenais.

Tout cela s’est fait à la place d’autres activités que j’aurais pu considérer comme plus utiles, des activités créatives notamment. À titre d’illustration, voici une sélection d’extraits de mes notes hebdomadaires sur le sujet.

Le 9 mai :

J’ai passé trop de temps sur Twitch. Ce temps s’est forcément fait au détriment de temps plus « utile ».

Le 31 août :

Les barrières mises en place pour décrocher du PC semblent fonctionner.

Le 12 septembre :

C’était un weekend très inefficace et ça m’agace. Je comprends pas comment réussir à décrocher, mon cerveau trouve toujours autre chose à faire pour glander.

Le 30 décembre :

Je viens de débrancher le câble Ethernet du PC.

Le sujet me suit depuis de nombreuses années. J’ai essayé de le traiter à quasiment chaque rétrospective 2021, avec un succès toujours mitigé. Finalement, la réponse trouvée le 30 décembre, sans être miraculeuse — la Switch trône toujours pas loin —, me permet au moins d’aborder mon PC de manière différente. Débrancher Internet, peut-être est-ce ce que j’ai cherché toute l’année !

Alors en 2022, je compte bien expérimenter cela à fond. Comment s’occuper sans Internet ? Comment travailler ? Les réponses ne sont sans doute pas si compliquées à trouver — d’autres s’en sortent très bien —, mais je manquais sans doute de motivation pour m’y atteler jusque-là. Je crains d’être tellement imprégné d’une culture numérique que la tâche ne soit plus compliquée qu’elle n’en a l’air. Toutefois, si je me base sur mon expérience d’ordiphone déconnecté, cela ne devrait pas non plus être infaisable.

Je suis très enthousiaste à l’idée de découvrir ce qui va émerger de cette expérience. Je compte bien la partager sur ce blog.

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