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Mon (futur) service de veille

(lecture : 13 minutes)

J’ai partagĂ© il y a quelque temps un questionnaire destinĂ© Ă  Ă©tudier le marchĂ© des agrĂ©gateurs d’actualitĂ© dans le but d’une potentielle crĂ©ation d’entreprise. Mon objectif Ă©tait de mieux connaĂźtre le marchĂ© actuel, d’évaluer un dĂ©but de tarification et de mieux connaĂźtre les attentes de potentiel·les client·es. J’en profite d’ailleurs pour remercier les 281 personnes qui ont pris le temps de rĂ©pondre, ça m’a bien aidĂ© Ă  y voir plus clair dans ce que j’allais faire !

Je reviens dans cet article sur les raisons qui m’encouragent Ă  mettre en place un tel service et j’appuie certains Ă©lĂ©ments par les questions posĂ©es par le questionnaire.

La raison de faire

Si vous suivez ce blog, vous savez sans doute que je suis au chĂŽmage depuis dĂ©cembre dernier. Loin d’ĂȘtre une situation subie, j’en ai profitĂ© pour poser Ă  plat mes envies Ă  travers un travail d’introspection. Je comptais alors, sans le dire explicitement, suivre une voie « par dĂ©faut » qui Ă©tait celle de me mettre en auto-entrepreneur pour faire du service auprĂšs d’entreprises. J’ai mis un moment avant de prendre rĂ©ellement conscience que ce mĂ©tier ne m’intĂ©ressait absolument pas.

Mon chĂŽmage s’écoule doucement mais sĂ»rement depuis maintenant 7 mois, finançant d’une certaine maniĂšre mes activitĂ©s bĂ©nĂ©voles (en tĂ©moigne l’évolution de ma page « En ce moment » ces derniers mois). Il est toutefois temps que je commence Ă  travailler concrĂštement sur mon futur professionnel afin de me dĂ©gager un salaire. L’idĂ©e n’étant pas de gĂ©nĂ©rer un salaire mirobolant, mais juste assez pour pouvoir vivre tranquillement (par transparence, je vise entre 1 500 et 2 000 € par mois).

Je n’envisage pas mon avenir professionnel en tant que salariĂ© d’une entreprise « traditionnelle » oĂč l’on dĂ©cide Ă  ma place ce sur quoi je dois travailler. J’ai toujours pris soin de ma libertĂ© de choix et je compte bien continuer. En avant donc pour crĂ©er ma propre structure. Aussi, l’envie de crĂ©er un service en ligne de maniĂšre professionnelle me trotte dans la tĂȘte depuis plusieurs annĂ©es et cette remise en question m’a permis de la remettre au goĂ»t du jour.

Pour terminer sur ma raison de « faire », je souhaite revenir sur la limitation volontaire de mon salaire. J’ai Ă  cƓur de pouvoir travailler et ĂȘtre d’une quelconque aide au monde associatif, en particulier celles Ɠuvrant dans les luttes pour le climat ou les luttes sociales. Le monde Ă©conomique dans lequel nous vivons ne valorisant pas (encore ?) le travail qui peut ĂȘtre fait dans ces milieux-lĂ , il s’agit bien souvent de bĂ©nĂ©volat. Mon but en limitant mon salaire est donc de gĂ©nĂ©rer du temps libre que je pourrai mettre Ă  dispositon d’associations : « gagner moins pour travailler plus utile » en quelque sorte.

Les raisons d’ĂȘtre

Se pose maintenant la question de la raison d’ĂȘtre du service en ligne. Quelle raison me fait dire que le service aura une quelconque utilité ? À quel besoin je rĂ©ponds ?

L’une des choses que j’observe depuis longtemps, en partie Ă  travers mon action au sein de Framasoft, c’est le cloisonnement de nos donnĂ©es et notre assentiment Ă  dĂ©lĂ©guer le choix de nos sources d’information Ă  des plateformes privĂ©es telles que Twitter ou Facebook. On l’a vu notamment lors du scandale de Cambridge Analytica : cela peut avoir des consĂ©quences dĂ©sastreuses sans rĂ©elle rĂ©flexion politique ni mesure de contre-pouvoir.

Pourtant, il est important de pouvoir se tenir au courant de l’actualitĂ©. C’est le cas pour toutes les personnes qui veulent s’informer de ce qu’il se passe dans le monde, mais aussi Ă  des Ă©chelles plus locales. Il peut s’agir de politique, d’évĂšnements festifs, de sport, etc. D’un point de vue professionnel, la veille spĂ©cialisĂ©e permet de se tenir Ă  jour des Ă©volutions de son domaine (on peut penser Ă  l’informatique mais aussi au domaine lĂ©gislatif par exemple).

À travers notre veille, nous nous faisons influencer par les points de vue des personnes qui publient l’information, voire par la pub qu’elles y insĂšrent. Aucune information n’est totalement objective, mais nous dĂ©cidons de suivre tel ou tel site de maniĂšre encore Ă  peu prĂšs consciente. Cela devient plus pernicieux lorsque cette veille est orientĂ©e sans nous le dire par les plateformes sur lesquelles nous l’effectuons. Il me paraĂźt par consĂ©quent important d’avoir confiance dans ces plateformes (et donc les outils techniques sous-jacents).

Dans ce que j’explique ici, j’identifie deux raisons d’ĂȘtre distinctes :

  • celle de l’outil technique qui serait de proposer un outil de veille connectĂ©, simple et respectueux de ses utilisateur·ices ;
  • et celle du service en ligne qui serait de permettre la promotion et le dĂ©veloppement de cet outil en proposant un service transparent et de confiance.

Cela implique tout un tas de choses que je détaille dans la partie suivante en me basant sur les chiffres qui ressortent de mon questionnaire.

La philosophie du service

Connexion

J’ai eu beaucoup de rĂ©ponses Ă  mon questionnaire de personnes m’expliquant qu’elles prĂ©fĂ©raient utiliser un logiciel sur leur propre PC, voire mĂȘme une personne m’a affirmĂ© que les services en ligne Ă©taient inutiles. Si je comprends trĂšs bien que l’on puisse prĂ©fĂ©rer un logiciel sur sa machine, il me semble nĂ©anmoins que les outils de veille en ligne ont aussi leur utilitĂ©, ne serait-ce que pour faire face aux usages liĂ©s Ă  la mobilitĂ© (c’est-Ă -dire lire sur diffĂ©rents terminaux en fonction de la journĂ©e tout en gardant synchronisĂ© ce que j’ai lu ou marquĂ© en favori). La connexion est aussi intĂ©ressante dans les interactions qu’elle peut apporter. Si notre suivi de l’actualitĂ© a migrĂ© sur des plateformes sociales, ce n’est pas parce qu’elles sont meilleures pour cet usage spĂ©cifique mais parce qu’elles permettent de rĂ©agir, complĂ©ter et confronter l’information Ă  d’autres avis. Aujourd’hui les agrĂ©gateurs d’actualitĂ© ne le permettent effectivement pas, mais il s’agit pour moi d’une Ă©volution qui aurait tout son sens.

Simplicité

Ensuite, la simplicitĂ© d’usage est importante si je veux toucher un public autre que celui qui est prĂȘt Ă  creuser les fonctionnalitĂ©s ou qui comprend dĂ©jĂ  le fonctionnement d’un agrĂ©gateur de flux RSS. C’est une composante essentielle si je veux poser mon service comme une vĂ©ritable alternative face Ă  d’autres plateformes. Deux questions dans mon sondage devaient d’ailleurs me permettre de valider cet aspect-lĂ . À l’argument « Les fonctionnalitĂ©s du service sont trĂšs ciblĂ©es et restent volontairement simples », 58% des personnes ont rĂ©pondu qu’il les inciterait Ă  utiliser le service, et 32% non. L’argument corollaire « Le service dispose de nombreuses fonctionnalitĂ©s (au risque de devenir complexe) » a reçu 38% d’avis positifs et 54% nĂ©gatifs. J’admets toutefois que ce deuxiĂšme argument Ă©tait orientĂ©, j’aurais sans doute dĂ» Ă©viter. On voit nĂ©anmoins que les rapports s’inversent de façon trĂšs claire. Et j’ajoute que le questionnaire a touchĂ© un public plutĂŽt geek, plus enclein Ă  fouiller un logiciel, alors qu’il ne s’agira pas forcĂ©ment de ma cible finale (j’y reviens plus loin).

Transparence

La transparence du service m’apparaĂźt comme une composante essentielle dans le respect des utilisateur·ices car cela peut amener Ă  comprendre certains choix qui sont faits. Par exemple, une majoritĂ© de personnes sont prĂȘtes Ă  payer 1 ou 2 € par mois pour utiliser le service. NĂ©anmoins, plus le prix sera bas, et plus je devrais avoir de client·es pour gĂ©nĂ©rer mon chiffre d’affaire. Qui dit plus de monde dit aussi plus de support Ă  faire (donc moins de temps par personne), un serveur plus puissant avec plus de capacitĂ©s de stockage, etc. Être transparent c’est aussi expliquer que le prix se calcule en fonction de nombreux paramĂštres et que s’il peut paraĂźtre cher, il y a une raison derriĂšre. Cet argument sur la transparence des prix a d’ailleurs emportĂ© l’adhĂ©sion de 70% des rĂ©pondants Ă  mon questionnaire, il y a donc une vĂ©ritable demande.

La transparence induit Ă©galement l’utilisation de code libre. Une telle condition n’est pas une fin en soi mais permet Ă  qui le souhaite et le peut de vĂ©rifier que le code respecte ses utilisateur·ices et qu’il est effectivement Ă  leur service. Sans surprise vis-Ă -vis du public touchĂ©, le logiciel libre est un argument pour utiliser le service pour 81% des rĂ©pondants.

Confiance

La question de la confiance Ă©tait posĂ©e sous diffĂ©rentes formes (et est d’ailleurs dĂ©jĂ  traitĂ©e Ă  travers la transparence). La confiance, c’est ce qui va convaincre les gens de venir, de rester (donc de payer) et de parler autour d’eux de mon service. C’est aussi peut-ĂȘtre ce qu’il y a de plus compliquĂ© Ă  assurer sur le long terme. Cela passe Ă  la fois par le dialogue et par les actes ; les critiques ne seront pas tendres en cas (d’accumulation) de faux-pas.

Les deux composantes essentielles du dialogue que je vois sont la communication sur les mĂ©dias sociaux et le support offert aux client·es. Une mauvaise communication ou un mauvais support, c’est ce qui peut plomber une image de marque ; Ă  l’inverse d’un bon support, dont vous n’entendrez jamais parler. Quant Ă  l’excellent support, c’est les anciens de Captain Train / Trainline qui en parle le mieux. À l’argument du support par email, j’ai d’abord Ă©tĂ© surpris de n’avoir que 51% de rĂ©ponses favorables
 mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas en faire, juste que cela ne correspond pas Ă  un argument marketing qui justifierait de changer de service.

Ensuite, je compte aligner mes actes avec mes paroles à travers au moins trois actions :

  • faciliter la portabilitĂ© des donnĂ©es (que ce soit pour arriver ou pour partir) ;
  • contribuer au code du logiciel utilisé ;
  • participer au collectif des CHATONS.

D’un point de vue marketing, les deux premiers arguments sont sans appel : 82 et 85% d’avis favorables. Le troisiĂšme est intĂ©ressant car c’est celui qui a recueilli le plus de personnes ne se prononçant pas (26% alors que les autres arguments tournent plutĂŽt entre 7 et 15%). Je l’analyse du fait que les CHATONS n’est pas (encore) un collectif trĂšs connu et que les personnes ne savent donc pas quoi en penser. En revanche, 78% des avis exprimĂ©s sont favorables, ce qui est plutĂŽt positif dans l’ensemble !

Qualité de service

Pour terminer, la qualitĂ© du service (performances et maintenance du service en ligne) devra ĂȘtre au cƓur de mes prĂ©occupations si je veux rester crĂ©dible. Sur ce point nĂ©anmoins je dispose d’un peu moins de billes aujourd’hui, mĂȘme si je maintiens dĂ©jĂ  Lessy sans trop de soucis.

L’une de mes certitudes toutefois est qu’il ne faut pas lĂ©siner sur les moyens et notamment sur les capacitĂ©s du serveur et la sĂ©curitĂ© que ce soit maintenance, monitoring ou backups.

Pour avoir vĂ©cu quelques applications en production douloureuses, j’ai Ă©galement conscience qu’il y a vĂ©ritablement un changement d’esprit Ă  opĂ©rer entre un service offert (type lessy.yuzu.ovh) et un service payant professionnel.

Marché et tarification envisagées

La dĂ©finition d’un marchĂ© est un exercice compliquĂ© car, d’une part, je ne l’ai jamais fait et, d’autre part, c’est un peu naviguer Ă  l’aveugle. Dans le cas d’un agrĂ©gateur d’actualitĂ©s, c’est encore plus casse-gueule car les technologies comme RSS semblent Ă  la fois sur le dĂ©clin et dĂ©jĂ  fortement investies par l’auto-hĂ©bergement. On me l’a d’ailleurs (sous-)entendu de (trĂšs) nombreuses fois dans les commentaires de mon questionnaire. 70% des rĂ©pondants utilisent dĂ©jĂ  un service hĂ©bergĂ© ou sur leur propre PC et seulement 37% se disent prĂȘt·es Ă  payer pour un tel service ; ce qui ne signifie pas non plus qu’ils et elles viendront chez moi ! Qu’à cela ne tienne, je vais tout de mĂȘme tenter une rĂ©ponse.

Je vois trĂšs clairement deux pĂ©riodes pour mon service. La premiĂšre consistera Ă  proposer un service basĂ© sur un logiciel existant (trĂšs certainement FreshRSS). Je viserai alors un public dĂ©jĂ  sensibilisĂ© Ă  ce genre d’outils, qui n’a pas l’envie ni le temps de maintenir un service en ligne et qui est prĂȘt Ă  payer pour dĂ©lĂ©guer ces tĂąches Ă  quelqu’un d’autre. J’ai bon espoir d’arriver Ă  gĂ©nĂ©rer un peu de chiffre d’affaire, de quoi commencer Ă  me sortir un salaire (probablement pas Ă©norme). En parallĂšle de cette pĂ©riode, je compte amĂ©liorer le logiciel pour l’orienter vers quelque chose de plus grand public et moins dĂ©pendant de technologies prĂ©cises. Tout du moins, je pense qu’il sera nĂ©cessaire de repenser la façon de s’abonner Ă  des sites. Je dis « amĂ©liorer » mais comme FreshRSS est dĂ©jĂ  soutenu par une communautĂ©, cela se fera nĂ©cessairement en accord avec celle-ci. Ce qui m’amĂšnera donc Ă  la deuxiĂšme pĂ©riode oĂč je pourrai toucher un public Ă©largi et qui ne se soucie pas des technologies sous-jacentes. En rĂ©sumĂ©, plutĂŽt que de lutter pour m’insĂ©rer sur un marchĂ© hyper-concurrentiel, je compte en changer pour me permettre de respirer.

Un autre point, qui rajoute peut-ĂȘtre une couche de complexitĂ©, c’est que je compte m’adresser Ă  un public exclusivement francophone. On peut trouver cette dĂ©cision un peu Ă©trange Ă  l’heure de la connexion mondiale, mais je fais ce choix de maniĂšre pragmatique pour me faciliter la communication. Je ne serai en effet jamais aussi efficace qu’en français pour vĂ©hiculer une idĂ©e ou pour aider une personne sur le support. Je crois que ce choix me permettra de m’économiser de l’énergie pour d’autres tĂąches plus importantes (et j’aurai dĂ©jĂ  beaucoup Ă  faire !) Bien entendu, si le service se base sur FreshRSS, il existe dĂ©jĂ  de nombreuses traductions donc je ne m’amuserai pas Ă  les enlever. Je parle ici bien uniquement de la communication.

Concernant la politique tarifaire, cela reste encore à valider mais je partirais sur :

  • une pĂ©riode d’essai d’un mois ;
  • un abonnement mensuel (le prix reste Ă  dĂ©terminer) ;
  • un abonnement annuel avec rĂ©duction (idem) ;
  • aucune limite sur le nombre de flux suivis.

Concernant le dernier point, plus de 90% des rĂ©pondants se contentent de moins de 500 flux ce qui me semble tout Ă  fait gĂ©rable. Reste les 10% restants et les abus Ă©ventuels qui pourraient faire exploser les coĂ»ts de stockage et de traitement notamment. J’envisageais d’abord de mettre une limite Ă  500 abonnements, dĂ©blocable sur simple demande au support, mais d’un point de vue marketing je trouve qu’il est plus efficace de ne pas mentionner de limite et de gĂ©rer les abus au cas par cas. L’avenir me le dira !

Aussi, j’ai dĂ©cidĂ© de ne pas appliquer de tarifs Ă©volutifs en fonction du nombre d’abonnements. Les avis Ă©tant trĂšs partagĂ©s sur la question, il me semble qu’il est plus simple d’avoir un tarif unique.

Avenir envisagé sur le long terme

La grande question qui se pose lorsque l’on s’abonne Ă  un service en ligne, c’est celle de sa pĂ©rennitĂ©. Est-ce que le service sera toujours lĂ  dans un an ou deux ? Vous aurez peut-ĂȘtre compris que je ne souhaite surtout pas me lancer sur un modĂšle « startup » qui consiste pour beaucoup Ă  cramer de l’argent dans l’espoir de trouver un business model
 bien au contraire. Comme dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© plus haut, mon premier objectif sera de me gĂ©nĂ©rer un revenu correct pour vivre. Cet objectif, j’aimerais l’atteindre globalement seul afin de valider un certain niveau d’autonomie. Mais maintenir un service seul sur le long terme ne me paraĂźt absolument pas viable et extrĂȘmement fragile, c’est pourquoi j’envisage le long terme au sein d’une structure avec plusieurs personnes. Il est bien sĂ»r trop tĂŽt pour m’avancer sur quoi que ce soit, en particulier sur la forme que prendrait cette structure. J’ai toutefois une ambition, directement inspirĂ©e par la sociĂ©tĂ© Basecamp : celle de maintenir le service jusqu’à la fin d’Internet.

Cela ne peut rester qu’une ambition tant que je ne gĂ©nĂšre pas de revenu et que la stabilitĂ© de l’entreprise n’est pas prouvĂ©e, mais je trouve que c’est une vision juste et encourageante que ce soit pour moi ou pour mes (futur·es) client·es. LĂ  oĂč beaucoup trop de services sont aujourd’hui Ă©phĂ©mĂšres, je trouve qu’il est rassurant de savoir qu’un tel endroit est prĂ©vu pour durer. J’espĂšre Ă©galement que cela me poussera Ă  faire les choses « correctement » et inspirera d’autres personnes Ă  faire de mĂȘme.

Prochaines étapes

Tout ce que je viens de raconter reste trĂšs thĂ©orique tant que je n’ai pas commencĂ© Ă  avancer dessus. Je n’ai d’ailleurs pas encore de date Ă  donner quant Ă  la sortie officielle du service. J’ai commencĂ© un plan pour avoir une vue d’ensemble de tout ce que j’ai Ă  faire d’ici lĂ . Si je suis assez confiant sur le fait de pouvoir avancer relativement vite, le service ne devrait pas sortir pour autant avant la fin de l’annĂ©e. J’ai notamment, avant ça, un voyage Ă  faire en Bretagne ; voyage que je repousse depuis plusieurs annĂ©es
 mais cela risque bien d’ĂȘtre le dernier moment si je veux le rĂ©aliser sous la forme que j’envisage.

En parallĂšle de ce travail de dĂ©finition de mon service, j’ai Ă©galement rĂ©alisĂ© des documents prĂ©visionnels pour connaĂźtre les coĂ»ts de mon projet et comprendre mon chiffre d’affaire. Il me reste encore Ă  affiner ces chiffres, en particulier les objectifs en terme de nombre de client·es. La prochaine Ă©tape que je vois est celle du choix du statut lĂ©gal de l’entreprise. J’envisage aujourd’hui deux possibilitĂ©s : le statut de micro-entreprise ou rejoindre une coopĂ©rative d’activitĂ© et d’emploi. Je reste nĂ©anmoins toujours Ă  l’écoute d’autres solutions.

Quant au nom du service
 je le garde pour plus tard 😉