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Mes jeux 2025

(lecture : 9 minutes)

Comme pour 2023 et 2024, voici la rétrospective des jeux auxquels j’ai joué en 2025.

Contrairement aux années précédentes, j’ai joué principalement sur PC, au lieu de la Switch les autres années. J’ai également bénéficié de l’accès à quelques jeux supplémentaires par le biais de la bibliothèque Steam partagée avec ma copine.

Chaque début d’année, je me fais une liste des jeux auxquels je veux jouer pour éviter d’être trop tenté par les sorties du moment et des achats « coup de tête ». La conséquence de la bibliothèque partagée a tout de même été que j’ai joué à sensiblement plus de jeux que les années précédentes. Aucun regret pour autant !

Dans cet article, je ne liste pas nécessairement la totalité des jeux auxquels j’ai joué. J’ai par exemple pas mal joué à No Man’s Sky, comme en 2024, mais je n’ai pas considéré que cette poursuite méritait de le mentionner à nouveau ici.

Je précise aussi que, cette année, j’ai tenté d’ordonner les jeux du moins apprécié au plus apprécié (et non par ordre chronologique de jeu).

Crisis Core - Final Fantasy VII - Reunion

Final Fantasy VII (1997) est un jeu à part dans mon expérience de joueur puisqu’il s’agit de l’une de mes premières et plus marquantes claques vidéoludiques. Le jeu n’est clairement pas exempt de défauts et accuse aujourd’hui son âge… mais ça reste un doudou pour moi.

Crisis Core est une préquelle à FF7, sortie en 2008. Je me méfie toujours des suites, préquelles et autres remakes. En l’occurrence, je suis ressorti de ce jeu très mitigé.

J’ai adoré découvrir l’histoire de ce qui s’est passé 5 ans avant (et qui explique) le jeu initial. Mais j’ai aussi été extrêmement déçu par la narration, son rythme avec les phases de gameplay, le peu de liberté accordée au joueur. Quant au gameplay de combat qui était la chose que je craignais le plus (passage du tour par tour au temps réel), je n’ai pas été aussi gêné que ce que j’imaginais, mais je n’ai pas totalement accroché non plus. J’ai fini le jeu en spammant toujours la même chose ; il n’y avait plus tellement d’enjeux et je n’avais plus qu’une chose en tête : finir le jeu pour passer à la suite.

Page Steam de Crisis Core

Return to Monkey Island

Return to Monkey Island est un jeu point'n click, et le dernier épisode de la série culte des Monkey Island. J’en avais toujours entendu beaucoup de bien, et même si je ne suis pas hyper fan des point'n click, il m’arrive de jouer à certains avec plaisir. J’ai donc abordé le jeu dans un état d’esprit plutôt positif.

J’ai cependant été rapidement rattrapé par ce que je n’aime pas dans ce genre de jeux : combiner à l’aveugle tous les objets de son inventaire pour espérer trouver la combinaison qui fera avancer. Pour être honnête, je n’y ai été vraiment confronté qu’au début du jeu, mais cela m’a suffi à laisser le jeu de côté pendant quelques semaines. Lorsque je l’ai relancé ensuite, je n’avais plus autant envie d’y jouer et la verbosité du jeu a fini par me rebuter. J’ai terminé le jeu de la même manière que Crisis Core : juste suffisamment l’envie de connaitre la fin, mais sans plus.

Mais à l’inverse du précédent, j’ai mieux perçu les qualités intrinsèques du jeu ; disons que je ne suis pas le public !

Site de Return to Monkey Island

Minishoot' Adventures

Minishoot' Adventures est un jeu d’aventure / twin stick shooter. Je n’avais jamais vraiment joué à ce type de jeu, mais après avoir regardé quelqu’un jouer dessus, j’ai été très tenté par celui-ci.

Grand bien m’en a pris : entre précision du gameplay, montée en puissance bien maitrisée, direction artistique sans prétention mais agréable, et boss bien équilibrés ; je trouve que c’est un sans-faute.

De plus, le jeu se termine en une dizaine d’heures, ce qui est souvent un bon argument pour les personnes qui ne veulent pas s’investir corps et âme dans un jeu. Parfait pour découvrir (et apprécier) le genre.

Page Steam de Minishoot' Adventures

Blue Prince

J’aime les jeux d’énigmes, et ça tombe bien.

Dans Blue Prince, l’objectif est d’atteindre la 46e salle d’un manoir. Or, les salles ne sont pas fixes : c’est à nous, chaque jour, d’agencer les salles une à une, en espérant trouver un agencement qui nous fera atteindre la fameuse salle 46. Pour avancer, il faudra résoudre tout un tas d’énigmes plus ou moins compliquées. En chemin, on découvre peu à peu les secrets et l’histoire du manoir et de ses habitant·es.

La mécanique du jeu est originale, et le hasard qui sous-tend le jeu en fait à la fois son point fort et son point faible. Il apporte de grands moments d’excitation quand on a enfin la salle ou l’enchainement d’évènements dont on rêve depuis plusieurs tentatives. Mais il peut aussi être source de nombreuses frustrations quand on se retrouve bloqué à deux doigts de résoudre un mystère.

Malgré ce défaut, j’ai trouvé l’ambiance du jeu très réussie. Il faut accrocher aux graphismes — ça a été mon cas — et la musique se fait aussi rare qu’appréciable quand elle pointe le bout de son nez.

Blue Prince est extrêmement riche : une fois l’objectif atteint, on se rend compte qu’il reste encore d’innombrables choses à découvrir et explorer. Je n’ai toutefois pas eu le courage de tirer beaucoup plus loin, un peu fatigué par la trop grande part laissée à la chance et un peu intimidé par la difficulté apparente de certaines énigmes. Mais pour les personnes que ça ne rebuterait pas, le jeu est très généreux dans son « end game ». Il n’est pas impossible que je le relance à l’occasion.

À noter que le jeu, étant difficilement traduisible, n’existe qu’en anglais.

Site de Blue Prince

Clair Obscur: Expedition 33

Au-delà d’avoir battu tous les records en décrochant 9 prix sur 12 lors des derniers Game Awards, Clair Obscur est aussi un très bon jeu.

Chaque année, une Peintresse marque un décompte de 100 à 0 sur un immense monolithe. Les personnes dont l’âge correspond au décompte disparaissent alors en poussière. Pour arrêter la Peintresse, la ville de Lumière envoie chaque année une expédition. Dans le jeu, on incarne les membres de l’Expedition 33.

La particularité du gameplay de ce RPG repose sur les actions d’attaque et de défense qui sont timées. Il faut appuyer sur la bonne touche dans un timing particulièrement serré pour, esquiver, bloquer les attaques, voire contre-attaquer si tout se passe bien. J’ai plutôt bien accroché à cette mécanique difficile à appliquer correctement à chaque combat et qui demande pas mal de concentration. Mais quel plaisir quand tout se passe comme prévu !

J’ai surtout particulièrement accroché à la narration. On reste dans le flou jusqu’à la toute fin du jeu, laissant mille interprétations possibles de la réalité. J’ai vraiment un grand affect pour ce genre de narration qui ne nous prend pas par la main.

La musique est à elle seule un petit bijou au milieu de tout ça, même si, avec le recul, elle m’a moins marqué que ce que j’imaginais.

Site de Clair Obscur: Expedition 33

Jusant

Jusant est un jeu d’escalade où l’on incarne une personne à la recherche de l’eau disparue du monde dans lequel on évolue. On passe l’entièreté du jeu à escalader une gigantesque tour où l’on découvre peu à peu l’histoire des personnes qui ont peuplé les lieux par le passé.

J’avais initialement joué à la démo sans être entièrement convaincu… et puis l’ambiance solitaire qu’offre Jusant m’a attrapé. Le fait que le jeu ne soit pas difficile, mais plus centré sur un aspect méditatif est clairement un plus permettant de profiter de ce que le jeu a offrir. Là aussi, c’est la narration — à travers l’environnement, ou des quelques lettres qui trainent ici et là — qui m’a le plus porté. J’ai adoré avoir le sentiment de remonter le temps plus je montais la tour. Aussi, c’est un jeu plutôt court (moins de 10h), ce qui est toujours appréciable.

Je ne pense pas relancer le jeu, mais il m’en reste encore un sentiment de nostalgie qui me le fait entrer sans hésiter dans mon top 3 de 2025.

Site de Jusant

Valheim

Je ne suis pas un grand fan des jeux de survie, mais je crois que Valheim était celui qu’il me fallait. On y incarne un guerrier Viking tombé au combat qui doit se rendre digne d’entrer au Valhalla en tuant les ennemis d’Odin.

La carte immense est générée procéduralement et dispose de différents biomes tous aussi différents les uns que les autres. Le monde est ouvert, mais il est grandement recommandé de bien maitriser le biome dans lequel on se trouve avant d’attaquer le suivant.

C’est un jeu exigeant et difficile, surtout si on ne prend pas son temps. Chaque amélioration d’arme ou d’armure notamment fait la différence dans notre progression.

Les graphismes sont très particuliers et peuvent rebuter au premier abord. Personnellement je les adore : ils apportent une touche vraiment particulière à l’ambiance générale. Combinés à une ambiance sonore réussie, j’ai été totalement happé par Valheim.

On a joué une bonne partie du temps à deux à ce jeu, mais j’ai également fait une longue session solo à côté tellement j’avais envie d’apprécier Valheim à mon propre rythme. Le jeu est aussi très généreux : malgré ma centaine d’heures passée sur le jeu, je ne l’ai toujours pas terminé ! On est clairement sur un jeu qui demande de l’investissement.

Valheim est encore en accès anticipé, mais il devrait sortir en 2026 si tout va bien.

Site de Valheim

Hades 2

Bastion, Transistor, Pyre, Hades, et maintenant Hades 2 : je suis en grand fan du studio Supergiant Games. Mon avis est donc très biaisé !

Si vous avez joué à Hades premier du nom, tout est démultiplié dans cette suite : les décors sont plus nombreux (et plus beaux encore !), les mécaniques de gameplay sont plus variées, les biomes et les boss multipliés par deux, la musique encore plus exceptionnelle, les combos mieux maitrisés. C’est un jeu très généreux en contenu, donc foncez si vous avez aimé le 1 et que vous avez du temps à passer sur celui-ci.

Bon, mais ! Le jeu est aussi plus compliqué à prendre en main, on se sent assez rapidement dépassé par tout ce qu’il y a à apprendre. Il est aussi plus dur dans sa globalité. Personnellement, c’est ce qu’il me fallait, mais cela pourrait rebuter.

Pour moi, le plus gros défaut concerne toutefois la narration. J’ai trouvé qu’il était plus compliqué de s’attacher à l’ensemble des nombreux personnages. Il y a beaucoup de dialogues qui sonnent creux, donnant le sentiment d’être là pour le remplissage, sans rien apporter à l’histoire.

Malgré cela, le scénario global ne m’a pas déçu comme il a pu décevoir d’autres joueurs. Ça aurait pu être mieux, mais ça n’a pas franchement réduit le plaisir que j’avais à jouer.

Puis rappelons que le gameplay principal consiste à tracer sa route à travers des vagues d’ennemis, boostée petit à petit par les bienfaits de notre famille de l’Olympe (et plus encore). Pour le coup, on est rassasié sur ce plan-là !

Il y a tellement de choses à découvrir, expérimenter et apprécier dans Hades 2, que je n’ai aucune hésitation à le considérer comme le meilleur jeu auquel j’ai joué en 2025.

Site de Hades 2