Marien Fressinaud Le blog

Notes #9

Cet article fait partie d’une série. Retrouvez les autres articles dans « Journal ».

Le 27 avril 2020.

J’ai enfin lancé le nouveau site flus.fr ! Je suis très content du résultat, j’ai rarement autant peaufiné un site dans ses moindres détails (rédaction, performances, optimisations, etc.) Les retours sont également positifs et la cagnotte permettra déjà de débloquer au moins 50 abonnements mensuels lors de la sortie du service.

Encore des petites choses à travailler par-ci par-là avant de me lancer réellement dans la conception de ce nouveau logiciel, mais je vais pouvoir rapidement commencer.


Je me force désormais à traiter les courriels au fur et à mesure que je les reçois afin d’être plus réactif dans mes réponses. C’est une tentative, je serai vigilant pour que ça ne se transforme pas en une source d’angoisse. Jusqu’à maintenant, c’est plutôt positif.


Je tente depuis la semaine dernière de me limiter à 6h de travail par jour et 1h supplémentaire de détente sur l’ordinateur. Ça me libère l’esprit et me donne du temps pour faire du dessin. Je me demande quand même si ça me laisse assez de temps pour avancer autant que je le souhaite sur Flus, c’est parfois assez frustrant. Comme d’hab’, j’expérimente et j’ajusterai.

D’une manière générale, j’ai l’impression d’enfin apprendre à « travailler ». Durant mes études je me suis grandement reposé sur mes facilités et je me rends compte aujourd’hui que les méthodes que je mets en place aujourd’hui m’auraient été grandement utiles plus tôt. Il n’est jamais trop tard pour apprendre :)


Ça va bientôt faire un mois que je dessine quotidiennement, sans interruption. C’est parfois 10 minutes, parfois plusieurs heures, généralement au moins 30 minutes. Je commence enfin à m’y mettre de façon un peu automatique en fin de journée, et il est certain que mon nouveau rythme de vie y participe grandement.

Je discerne mieux ce qui me permettra de progresser pendant les prochains mois, mais je réalise d’autant plus la quantité de travail que cela requiert pour devenir « bon ». Cela interroge forcément sur l’objectif que je me donne… et pour l’instant je n’en ai pas de bien précis. Je tâtonne, et c’est très bien ainsi.


J’ai toujours été frappé de la manière que les artistes professionnel·les ont d’être hyper critiques vis-à-vis de leur travail. Jusque-là ça avait le don de me frustrer car je me disais « si cette personne trouve que son travail est nul alors que je ne vois pas de défaut, que peut bien valoir mon propre travail ? »

J’ai pris conscience seulement cette semaine qu’on se place tous dans un référentiel d’expériences différent. La critique que l’on porte à son propre travail doit prendre en compte ce référentiel. Bien sûr j’en avais conscience intuitivement, mais c’est une chose différente que de le réaliser concrètement. Merci à Yeah Cy. qui a trouvé des mots pour que je réalise ça.


La pluie, enfin.

Cet article fait partie de la série « Journal ».

Retourner au blog